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La classe de 2de MEI3, marraine du porte avions Charles de Gaulle !
 
Aller à la rencontre des marins du « Charles de Gaulle», des pilotes des Rafale et des hélicoptères ? Visiter le navire amiral de la Marine française ? L’Hôtel de Ville de Paris ? Le Memorial de Colombey ? Entendre La Marseillaise et déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe … ?
C’est ce que nous allons faire cette année, nous, élèves de seconde, en préparant notre Bac Pro MEI - Maintenance des Équipements Industriels au lycée Chennevière-Malézieux !
En classe ou lors de visites, à Paris ou ailleurs en France, c’est le concours des villes marraines que nous allons préparer, le lien charnel entre les hommes et les femmes de notre Armée, souvent jeunes eux-aussi, et, nous, la Nation que nous allons ressentir !

 

 
PROGRAMME PARTENARIAT CHARLES DE GAULLE

 
3 Etablissements parisiens :
  • Collège Stéphane Mallarmé (17ème) – classe de 3e
  • Lycée Hélène Boucher (20ème) – classe de 1ère
  • Lycée Chennevière Malezieux (12ème) – classe de 2de
 
CALENDRIER
 
9 octobre 2017 :         Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe
Premier échange de lettres
17 octobre 2017 :       Visite de l’Hôtel de Ville
 
9 novembre 2017 :     Voyage à Colombey-les-deux-Eglises
                                   Cérémonie à la Croix de Lorraine – visite du mémorial

11 décembre 2017 :    Visite du musée de l’Ordre de la Libération
Deuxième échange de lettres

15 janvier 2018 :         Visite de la fondation Charles de Gaulle
19 janvier 2018 :         Présentation du Livre A bord du Charles de Gaulle
                                    par l’un des deux auteurs
                                    Présentation orale d’une photographie issue du livre
                                    A bord du Charles de Gaulle
30 janvier 2018 :         Réalisation d’une affiche : «La classe de 2MEI3 du
                                    Lycée Chennevière-Malézieux, marraine du Charles
                                    de Gaulle ! »
et d’un logo illustrant le partenariat
6 Février 2018 :          Ateliers ECPAD (Établissement de Communication et de
                                       Production Audiovisuelle de la Défense)
5 - 6 Mars 2018 :        Voyage à Toulon : Découverte du Porte-avions !
 
10 avril 2018 :            Visite au Mont Valérien
                                    Cérémonie à la Clairière des Fusillés
                                    (Rendez-vous à 9h30 à l’Hôtel de Ville (Paris 4e)
 Troisième échange de lettres
 
16 mai 2018 :              Concours des Villes Marraines
Fin juin :                      Rassemblement des trois classes à l’Hôtel de Ville

QUELLE PERTINENCE PÉDAGOGIQUE ?
« Valorisation du dialogue entre les élèves et l’unité militaire » ; Renforcement de l’esprit de Défense et illustration du lien Armée-Nation

QUELLES PRODUCTIONS ENGAGÉES ?

-La rédaction de lettres à destination des marins du porte-avions Charles de Gaulle
-La rédaction et/ou la présentation de compte-rendu de visites, d’illustrations
- La réalisation d’une affiche : «La classe de 2mei3 du Lycée Chennevière-Malézieux, marraine du Charles de Gaulle ! »
- La réalisation d’un logo illustrant le partenariat entre le PA Charles de Gaulle et le LP Chennevière-Malézieux
- La réalisation d’une production numérique afin de participer au Concours national des Villes Marraines.

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Cérémonie de ravivage de la flamme à l’Arc de Triomphe le 9 octobre 2017
Lundi 9 octobre : déjà un mois de cours... et un mois que nos professeurs nous parlent du porte-avions Charles de Gaulle !
Alors, ce soir, c'est bon : nous rencontrons enfin une partie de l'équipage du Charles : nous serons à la cérémonie de ravivage de la Flamme du Soldat inconnu, sous l'Arc de triomphe ! Avec la musique, les anciens combattants, les drapeaux... Un grand moment.

 
Pas facile de rester immobile et silencieux pendant la sonnerie Aux morts ; Et la Marseillaise, on en connaît l'air, mais les paroles... Enfin, c'était super ! Le Pacha du Charles de Gaulle nous a salués, il a eu un mot pour chacun. L'équipage a été sympa : ce sont des jeunes, comme nous, on s'est vite compris ! Et puis, en échange de notre première lettre qu'ils liront à bord, nous sommes tous repartis avec un patch du porte-avions : de quoi mettre sur le sac à dos !

 
























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Visite de l'hôtel de ville de Paris du 17 octobre 2017

Nous voici dans le « vaisseau amiral » de la ville de Paris : l’Hôtel de ville !
C’est l’occasion unique de pénétrer dans un bâtiment massif et majestueux : notre guide nous dit que « c’est quatre fois plus vaste que l’Elysée » ! Certains d’entre-nous ont même remarqué que Paris était représenté par un bateau…
 
A l’intérieur : un escalier interminable, avec une moquette rouge d’une épaisseur… On monte les marches sans bruit ! La salle des fêtes est superbe : du parquet, un plafond à l’éclairage changeant, des fresques partout ! Des dorures, des peintures, des statues… Un véritable musée !
 
Pourtant, c’est ici que sont prises les décisions concernant la grande ville de Paris : nous avons visité la salle du conseil : on s’est assis à la place des conseillers élus. Chacun a un siège à son nom, un micro… Mais, pour un moment, ceux qui commandaient le navire, c’était NOUS !














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Voyage à Colombey-les- deux-églises du 9 novembre 2017

7h15 : départ pour Colombey les deux Eglises !
C’est loin de Paris, Colombey ; la « Tour Eiffel », là-bas se nomme Croix de Lorraine, elle est rose, perchée sur une colline et mesure 43 mètres de haut. Mais c’est là que résidait le Général de Gaulle jusqu’à sa mort, le 9 novembre 1970.
 
Alors, 47 ans plus tard, avec les deux autres classes parisiennes marraines du porte-avions, nous venons lui rendre hommage.
La cérémonie, la conférence, la visite du Mémorial : une journée bien remplie ! Nous avons même retrouvés des visages connus : des marins du Charles et Madame le Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui est venue nous parler.



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Visite du musée de l'Ordre de la Libération du 11 décembre 2017

Une longue façade, une coupole dorée  qui apparaissent au bout d’une longue esplanade et, en entrant par un portail discret, un mur de plus de 1000 portraits en noir et blanc sur un fond sombre : c’est le musée de l’Ordre de la Libération !
Aujourd’hui, nous sommes reçus dans un établissement particulier, confidentiel : celui des héros de la France combattante.
C’est en foulant un grand tapis vert bordé de noir que nous découvrons ces Français de l’ombre faits « Compagnons de la Libération » par le Général de Gaulle. Leur médaille : verte avec deux fins liserés noirs ; elle porte le deuil de l’occupation et l’espérance de la libération prochaine que doit apporter le glaive de la France libre.
De longs couloirs avec des vitrines, des affiches, des étendards, des pièces d’équipement et de très nombreux objets personnels donnés par ces combattants ayant refusé la défaite et honorés par l’Homme du 18 juin 1940.
Les Compagnons de la Libération, ce sont plus d’un millier de destins extraordinaires, de parcours personnels tortueux et souvent mortels, mais guidés par une foi inébranlable en la France. Des unités militaires et des communes ont aussi été élevées au rang de Compagnons : Paris porte ainsi sur son blason la médaille de l’Ordre de la Libération en raison de l’engagement acharné de sa population pour recouvrer la liberté.
Charles de Gaulle, Paris et l’engagement pour la France : voilà bien  ce qui guide notre projet !



 
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Visite de la fondation Charles de Gaulle du 15 janvier 2018

il pleut et, ce matin, nous allons à la Fondation Charles de Gaulle, rue de Solférino.
Depuis 1971, la Fondation de Gaulle est chargée de transmettre la mémoire de l’Homme du 18 juin 1940.
Au programme : conférence sur De Gaulle et l’Armée puis visite du bureau qu’occupait le Général, du temps du RPF, entre 1947 et 1958.
Le lieu n’est pas ouvert au public, nous sommes donc privilégiés de pouvoir nous asseoir dans le fauteuil de Charles de Gaulle !
C’est dans la bibliothèque que nous assistons à l’intervention de Madame Grillère, que nous avons déjà rencontrée à Colombey: une heure d’informations, de photographies illustrant le lien charnel entre De Gaulle et l’Armée, portées par le dynamisme et la conviction de notre intervenante !
Ensuite, nous empruntons le bel escalier, en silence. Direction : le bureau ! Rien n’a bougé : les cartes sont encore là, l’horloge est arrêtée. On s’attend à voir la haute silhouette surgir d’un instant à l’autre…
Un beau moment, de l’émotion, un accueil chaleureux : Merci à la Fondation De Gaulle !




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Rencontre avec Cyril Hofstein, co-auteur de A bord du Charles de Gaulle le 19 janvier 2018

La Mairie de Paris nous a offert à tous ce recueil de photographies.
Le 19 janvier 2018, l’un des deux auteurs de ce livre est venu à notre rencontre. Aussi attendu, Benjamin Decoin, photographe, était, lui, bien loin de nous, en Asie !

 
Afin de préparer la venue de Cyril Hofstein, grand reporter au Figaro Magazine, et dans le cadre du projet parrainage, nous avions tous choisi notre « photo favorite » parmi les nombreuses illustrations de cet ouvrage.
 
Ainsi, après une rapide présentation de chacun, Cyril Hofstein nous a expliqué la genèse de cet ouvrage ; il nous a fait partager de nombreuses anecdotes concernant sa vie à bord du bâtiment en opérations.
 
Chacun d’entre-nous a pu présenter « sa » photo et expliquer son coup de cœur ; nous avons découvert que chaque prise de vue avait une histoire propre, que, derrière chaque membre de l’équipage fixé par l’objectif, il y avait une passion intense, mais aussi des émotions pas toujours faciles à vivre !
 
Une matinée encore bien agréable, avec de la passion et de belles histoires.  C’est maintenant dans moins de cinquante jours que nous écrirons « notre histoire à nous », sur le pont du Charles de Gaulle !
 
Merci, Monsieur Hofstein : vous nous avez embarqués !
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Visite de l'atelier à l’ECPAD le 6 février 2018


Dernière étape avant la découverte du porte-avions dans un mois : une visite à l’ECPAD, au Fort d’Ivry.

L’ECPAD, c’est l’Etablissement cinématographique et photographique des Armées et de la Défense. Créé pendant la Première guerre mondiale, il témoigne de l’importance que l’Armée accorde à l’image, qu’elle soit fixe ou animée. L’ECPAD, c’est 12 000 000 d’images et 33 000 titres de films !
 
Nous arrivons dans un lieu très calme, presque déroutant : le Fort d’Ivry. Madame Montel nous attend et, après nous avoir expliqué l’histoire du Fort au pied de la butte d’entrée, elle nous entraîne dans un endroit beaucoup plus confortable. Direction : la salle pédagogique !
Après nous avoir présenté l’ECPAD, elle nous explique ce que représente le Charles de Gaulle dans l’histoire des porte-avions français et son rôle dans la projection de la puissance de la France.
Ensuite, elle nous apprend comment nous allons pouvoir procéder afin de photographier le bâtiment : des trucs pour faire de superbes photos !
Une matinée agréable et très intéressante, mais il fait froid et on a faim. Alors, pour se réchauffer, rien de tel qu’une bataille de boules de neige sur le chemin du retour !


















 

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Voyage à Toulon les 5 et 6 mars : Découverte du Porte-avions !


Le Grand Jour est arrivé ! Les vacances se terminent… et nous prenons le train, direction : Toulon !
Lundi, 6h50 : les yeux piquent mais on se retrouve tous dans le hall de la gare de Lyon. C’est parti pour 4heures de TGV.






Arrivés à Toulon… Il pleut ! Pas de chance. Mais pas le temps de réfléchir, surtout quand on a faim ! Le petit-déjeuner est loin et on se retrouve au milieu des marins du Charles, pour le repas de midi. Le porte-avions est là, « caché »derrière un BPC immense.
Après le repas, visite du Musée de la Marine puis découverte des simulateurs : c’est époustouflant ! On a tiré au Minigun, manœuvré une frégate…


Les chaussures plates étaient de rigueur… On a compris pourquoi quand on est descendus à l’intérieur du sous-marin Rubis !
Après une telle journée, on commence à être bien fatigués… Mais nous ne sommes pas couchés ! On s’attendait bien à des chambres communes, mais pas à un accueil aussi martial : deux maîtres nous ont reçus sur la place du CIN de Saint-Mandrier. L’appel a été rapide, et ils n’ont pas eu besoin de répéter les consignes !
La nuit a été assez courte, surtout avec un branle-bas à 5h45, toutes lumières allumées ! Le petit-déjeuner a été avalé en mode « pilotage automatique »… Retour vers l’Arsenal pour mettre le pied sur le Charles de Gaulle : combien avons-nous monté et descendu de marches ? Combien de pas avons-nous fait dans les coursives de 200 mètres de long ? Au milieu du pont d’envol, on ne distinguait pas les deux extrémités… C’est géant !
Repas, rencontre du Pacha et de l’équipage, photo-souvenir et visite du Conservatoire de la tenue avant le départ vers la gare.


La fatigue est là, certains dorment dans le train, mais on en a pris plein les yeux et les oreilles : Merci la Marine, merci Paris, merci Chennevière !
Comme a résumé Valentin : « On resterait bien une semaine de plus…»
 
Demain, le réveil va être difficile après une telle « séquence –émotions »!
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Hommage aux fusillés de la Résistance au Mont-Valérien le 10 avril
 
Dernière étape de notre projet : le Mont-Valérien.

Rendez-vous à l’Hôtel de Ville, où Ledru-Rollin a laissé son empreinte avant nous, traversée de Paris par les Champs-Elysées puis du Bois de Boulogne.
 






Nous retrouvons les deux autres classes du projet sur une grande esplanade où nous accueille une guide qui nous présente l’histoire de ce lieu de mémoire. Des bas-reliefs, une croix de Lorraine, une flamme qui flambe… Mais nous n’avons encore rien vu !

 
C’est le printemps : la vue sur Paris est imprenable, le soleil fait quelques apparitions, les feuilles sont là, mais le lieu n’inspire pas à la poésie.
La visite d’une grange, d’une chapelle marquées par le séjour ultime des 1008 hommes, otages ou résistants, fusillés à quelques mètres de nous n’est pas sans causer quelques sentiments de mal-être.


 
SILENCE ! Nous entamons le « chemin des condamnés » : une descente de deux minutes, sous le couvert des arbres et le long d’un mur austère. C’est le parcours qui menait les fusillés au peloton. « (…) à la fin du chemin, j’ai eu comme une impression : celle que les Allemands nous attendaient en bas pour nous fusiller ! » (Amanda)
Au milieu d’une petite clairière : le drapeau et une dalle en hommage au millier de fusillés pour la France. C’est ici qu’avaient lieu les éxécutions.
Chaque établissement est chargé de lire la dernière lettre d’un condamné. Nathan lit donc, seul, la lettre d’Honoré D’Estienne d’Orves, fusillé le 29 août 1941.
La Mairie de Paris, toujours bienveillante, a pris soin de confectionner uen gerbe au nom de nos trois établissements : Amanda et Marie  participent au dépôt de la gerbe au ruban Bleu Blanc Rouge.  André Chennevière et Louis Malezieux sont eux aussi tombés pour la Libération. Cet hommage s’adresse aussi à eux.
Un lieu lugubre, un dispositif resserré pour une grande émotion : « …j’ai trouvé la cérémonie très émouvante ; j’admire le courage des élèves qui lisaient les lettres des fusillés et de ceux qui déposaient la gerbe de fleurs. J’ai adoré la sonnerie « Aux morts » : ces notes reflétaient la tristesse des victimes ». (Nicolas Munoz)
Voilà, c’est fini ! Les vacances sont là, le stage de fin d’année approche, et c’était notre dernière sortie !!
Le parrainage du Charles de Gaulle ? C’était pour nous des sorties, des kilomètres à pied, en métro, en car, en train, des moments de rigolades, du recueillement, de la curiosité et des rencontres. Beaucoup de discussions et un peu de travail, aussi…
Sabir a résumé les choses : « J’aurais bien voulu que cela dure jusqu’à la fin du Bac ! »
 

Merci à tous ceux qui nous ont permis de vivre ces moments d’intense émotion.